Mythe : le chien est omnivore


 

Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, les chiens ne sont pas omnivores. Les chiens domestiques sont carnivores. 

Que l’on y croit ou non, ceci ne change rien à la réalité.
 
Trop de gens dans le monde estiment, qu'il est nécessaire de nourrir les chiens comme des humains. Ces créatures ne sont pas des êtres humains.

Les carnivores n'ont pas besoin d'avoir des aliments issus des quatre groupes alimentaires de base. Et, l’habitude de nourrir ces animaux comme des humains les blesse.
 
Certes au niveau alimentaire, les chiens sont vraiment très adaptables et ils ont un peu plus de souplesse au niveau de la digestion que les chats.  C'est peut-être de là que proviennent les confusions et les croyances populaires, que les chiens sont omnivores.
 
Toutefois, ce n’est pas parce que les chiens sont capables de survivre sur base d’un régime omnivore que cela signifie que cette diète est la meilleure en faveur de leur bien-être et de leur santé. 
 
Bien sûr, les nombreux croisements ont apporté quelques modifications à l’apparence physique de la race, mais la nature digestive du carnivore est restée inchangée. La domestication n'a pas modifié la physiologie interne malgré les gigantesques différences physiques.
 
L’hypothèse que les chiens sont omnivores reste à prouver, alors que si nous nous appuyons sur les observations anatomiques tangibles dont nous disposons, nous pouvons nous rendre compte que ces animaux sont bien des carnassiers, donc des mangeurs de viande. Il suffit de comparer notre physiologie à la leur, pour se rendre compte de cette évidence. 
 
Pour toutes les créatures, les dents, la forme et les mouvements des mâchoires, la conformation de la gueule, le système digestif et les organes de préhension définissent la nature digestive et l’alimentation appropriée à cette dernière.

En fonction de ces critères et sur simple observation, nous nous apercevons que les chiens sont naturellement des carnivores, mais également des opportunistes et des charognards, c’est pour cela que les canidés sont définis comme des carnivores non stricts. 

Par contre, les chats sont définis comme carnivores stricts, c'est-à-dire qu'ils ont besoin de la chair de leur proie pour combler certains de leurs besoins nutritionnels essentiels.
 
Les chiens et les chats modernes de toutes les races sont non seulement capables de manger la nourriture de leurs ancêtres sauvages, mais l'exigent en réalité pour une santé maximale. Une nourriture Biologiquement Appropriée est conçue pour correspondre à l'anatomie digestive de l'animal cible. 

Nos animaux domestiques sont des prédateurs carnivores.  Aucun mythe, aucun emballage et aucune publicité ne pourront changer ce fait.  Personnellement, je pense que nous devrions apprécier ces animaux pour leurs qualités de prédateur qui les rendent si spéciaux, et nous devrions cesser d'en faire quelque chose qu'ils ne pourront jamais être!

 
Pour aller plus loin :
 
Chien Education Elevage
 
Tribu Carnivore – BARF
 
Rawfed – En anglais
http://rawfed.com/myths/omnivores.html 

Faimmuseau
http://www.faimmuseau.com/carnivores.php 

Forum officiel du refuge SPA de Vaux le Pénil
Informations sur l'alimentation du Chien - Carnivores (loups, chiens, chats) 
 
 

 

Canis Lupus Lupus - Canis Lupus Familiaris

 
Comme compagnon fidèle de l’homme depuis près de 10 000 ans, la tendance à humaniser nos chiens de compagnie n’est pas une surprise.  

Pourtant, malgré sa longue et étroite association avec les humains, le chien reste génétiquement le plus proche du loup gris, avec qui il partage plus de 99 % de son ADN mitochondrial.
 
Le loup et notre chien de compagnie bien-aimé tombent sous l’égide génétique du loup gris : Canis Lupus. Tout comme les loups, les chiens sont des carnivores évolués, avec des différences anatomiques clairement adaptées pour consommer une alimentation carnée crue. 

Du nez au bout de la queue, nos carnivores domestiques sont conçus à la  fois physiologiquement et psychologiquement pour manger, digérer et prospérer avec un régime basé sur des parties ou l’entièreté de proies herbivores.
 
Comprendre les différences anatomiques entre les espèces aide à mieux comprendre pourquoi les chiens et les chats sont classés comme des carnivores, et quels sont les aliments, qui correspondent le mieux à leur anatomie digestive.

Les différences anatomiques 
 
Pour comprendre les besoins nutritionnels des chiens et des chats, il est utile de commencer par une compréhension de base de leurs caractéristiques anatomiques, et comment elles diffèrent des herbivores et des omnivores.  
 
Par la compréhension des caractéristiques anatomiques qui sont associées à chaque type de régime, nous sommes en mesure de classer chaque espèce animale comme suit :
 
  • Carnivore
  • Herbivore 
  • Omnivore 
  • Granivore
  • Frugivore
  • Gummivore
  • Insectivore 

Cette classification nous permet de comprendre quels sont les aliments pour lesquels l’animal est réellement adapté à manger.  

Pour aller plus loin à ce sujet, je vous invite à consulter ce tableau récapitulatif de l'anatomie digestive des espèces.

Site : Veganbio Typepad
 

La dérive alimentaire
 
Dans la nature, les animaux ne peuvent pas dévier de leur nourriture naturelle,  car leur instinct, guidé par l’odorat et le goût, les en empêche.  Chez les animaux sauvages, dès que la quantité d'aliments ingérés est suffisante pour couvrir leurs besoins, le sens du goût se modifie et le plaisir gustatif s’amenuise.  Ce processus d'arrêt instinctif est destiné à empêcher tout excès.
 
Toutefois, les procédés utilisés par les industriels permettent la dérive alimentaire. Les exhausteurs de goûts et d’appétit, les graisses vaporisées sur les croquettes, en somme tout leurre destiné à attiré l’animal vers la nourriture, trompent le sens de l’odorat et du goût. Ces manipulations  entraînent les animaux à manger n’importe quelle nourriture dénaturée. 

Toutefois, comme les animaux sont dépendants de l’homme pour se nourrir, ils n’ont pas beaucoup de choix de leur nourriture.  A long terme, toute dérive alimentaire est bien risquée pour la santé et la longévité des carnivores domestiques.
 
Pour préserver la vie, la vitalité, la santé et la longévité, il est essentiel, que chaque individu se nourrisse ou soit nourri sur base d’une alimentation biologiquement adaptée à sa nature digestive. 

Se conformer, aux lois biologiques qui régissent la nutrition des espèces, est capital pour promouvoir la santé, et ce principe est valable pour tous les êtres vivants ! 
 

 

Alimenter le chien et le chat en fonction de son anatomie digestive

 
Les chats et les chiens ont évolué en qualité de chasseurs et malgré un style de vie moderne, leur système digestif et les caractéristiques anatomiques internes sont restées inchangées pendant des centaines d’années. 

La conclusion est que le chien et le chat sont des carnivores évolués, et que malgré les différences évidentes dans l’apparence de leurs cousins sauvage, leur anatomie interne reste inchangée.
 
Malgré les changements évidents de leur apparence physique, la domestication du chat et du chien moderne n’a pas changé leur physiologique de base. 

Les chiens modernes d’aujourd’hui sont non seulement capables de manger la nourriture de leurs ancêtres sauvages, mais en réalité, ils en ont besoin pour une santé maximale.
 
Une alimentation biologiquement appropriée doit offrir un miroir biologique reflétant le même équilibre et la variété des ingrédients, qui seraient consommés à l’état sauvage, y compris la viande de muscle, des os, de la graisse, des abats et quelques matières végétales.
 
Contrairement à la nourriture industrielle ou ménagère, le concept biologiquement approprié présente davantage de protéines, de lipides et une très faible quantité de glucides. Les céréales contenant de fortes quantités d’hydrate de carbone sont exclues du régime des carnivores domestiques.
 
Les chiens sont des carnivores non stricts, mais pas des omnivores.  Les chiens sont très adaptables, mais le fait qu’ils peuvent survivre sur base d’un régime omnivore, ne signifie pas qu’il est le meilleur régime pour eux.
 
Avec un tube digestif court et un système gastro-intestinal différent de celui de l’homme, les chiens et les chats sont adaptés à métaboliser la chair animale et la graisse, mais pas des céréales et des glucides.
 
L’alimentation biologiquement appropriée est conçue pour correspondre à la capacité digestive des chiens et des chats.  Tout comme l’alimentation naturelle, elle est riche en protéines et faible en glucides, avec une concentration et une variété de viandes peu transformées, qui sont riches en protéines et faible en glucide.
 
Bien que ces résultats soient bien acceptés par la communauté scientifique, les aliments secs conventionnels pour chiens et pour chats semblent avoir été créés sur le principe, que le système digestif du carnivore soit similaire à celui des humains, avec un accent mis sur les céréales et les glucides inappropriés à l’organisme digestif d’un carnivore domestique.
 
 
 
 



 
Tractus intestinal du furet et ses particularités
 

Le respect de la nature digestive

Le respect de la nature digestive


 

Tous les carnivores, qu’ils soient sauvages ou domestiques sont fondamentalement conçus pour manger et digérer de la viande crue, des os et des organes, qui composent l’ensemble des carcasses de leurs proies. 
 
A contrario, nourrir un carnivore avec un régime cuit et dénaturé à base de croquettes ou de pâtée met au fil du temps une pression dramatique sur le système digestif de l’animal. 
 
Avec les années, la tension devient chronique et entraîne souvent un certain nombre de différents problèmes de santé, dont beaucoup de chiens et de chats sont affectés aujourd’hui.
 
Toutefois, en utilisant Mère Nature comme modèle, nous pourrons nourrir les carnivores domestiques de façon naturelle et appropriée tout en leur accordant une myriade d’avantages pour leur bien être physique et psychique. 
 
Pour tous les êtres vivants, aucune nourriture ne peut se substituer à la nourriture originelle pour laquelle le système digestif de chaque individu est conçu, sans prendre le risque de mettre la santé et la longévité en déséquilibre. 
 
A ce sujet, il suffit de se remémorer l’évènement fortement médiatisé et catastrophique de la maladie de la vache folle pour se rendre compte de cette réalité. Souvenez-vous cette épidémie a trouvé son origine dans l’utilisation de farines animales destinées à l’alimentation des bovins. Ces farines à base de protéines animales ont été obtenues à partir de portions non consommées de carcasses et de cadavres d’autres animaux. 
 
A cause de cette nourriture parfaitement inadaptée, les bovins ont perdu la santé et ont transmis la maladie à l'homme à travers leur chair.

Heureusement, la crise de la vache folle laisse comme héritage une amélioration des pratiques dans la filière bovine, à travers l'interdiction des farines animales pour alimenter le bétail. Toutefois, cet évènement dramatique a entraîné de nombreuses victimes humaines.
 
Les herbivores sont conçus pour manger de l’herbe. Comment l’homme a-t-il pu s’imaginer qu’il pourrait substituer l’herbe en présentant des produits à base de protéines animale ? 
 
Comment peut-on imaginer qu’un carnivore puisse être nourri d’une alimentation industrielle cuite essentiellement à base de céréales et de légumes, alors que son système digestif est conçu depuis des millénaires pour manger de la viande crue issue d’une proie ?
 
La domestication n’a rien changé à la nature digestive d’un chien ou d’un chat. Alors pourquoi continuer à vouloir imposer aux carnivores domestiques un régime conçu par l’homme ? L’évolution qui a pris place au fil des millénaires ne peut être bifurquée sans qu’il n’y ait de conséquences négatives sur la santé et le bien-être de tout être vivant.
 
Nourrir un carnivore sur base d’un régime carné cru, c’est respecter la grande loi de l’unité de la nature. L’alimentation crue à base de viande, d’os et d’organes crus est la réponse logique et naturelle à une longue évolution physiologique.
 
Quelques caractéristiques d’un carnivore
 
  • Instinct de prédateur et de chasseur
  • Appareil auditif, olfactif et visuel très développés et prévus pour la chasse
  • Coussinet doux pur traquer les proies
  • Griffes du chat acérées pour la capture des proies
  • Dents conçues pour trancher, ronger, gruger, arracher, déchirer
  • Mâchoires qui s’ouvrent de façon verticale prévues pour broyer et non pas des mâchoires qui s’actionnent latéralement comme chez les humains, et qui sont conçues par mâcher longuement les aliments
  • Pas d’enzymes de digestion dans la gueule, la digestion commence dans l’estomac
  • Acidité solide de l’estomac prévue pour digérer la viande crue et les os
  • Terrain digestif acide conçu pour neutraliser les éventuelles bactéries de la viande
  • Transit digestif très court et très rapide, réduisant la possibilité de colonisation bactérienne et la putréfaction de la viande dans l’intestin et il est donc prévu pour évacuer rapidement les déchets, afin d’éviter toute putréfaction

 
 


 

Métabolisme digestif du chien

Métabolisme digestif du chien
 
Commentaire émis par le Docteur Duprez, chirurgien vétérinaire et président du groupe de chirurgie vétérinaire français
 




Le processus de digestion implique la mise en œuvre des enzymes digestives, qui vont assurer la décomposition des nutriments en vue de leur exploitation par l'organisme.

Parmi ces enzymes digestives, on trouve les protéases (dégradation des protéines), les lipases (dégradation des graisses ou lipides), les amylases (dégradation des hydrates de carbone ou glucides) et les cellulases (dégradation de la cellulose). Bien qu'elles fonctionnent souvent de concert, les enzymes digestives sont à distinguer des enzymes métaboliques, qui assurent l'intégrité et le fonctionnement des cellules du corps.

A la différence de la salive de l'homme, celle du chien contient du mucus - substance visqueuse qui protége le pharynx lors de la descente des aliments vers l'oesophage - mais est dépourvu d'amylase (enzyme participant à la dégradation des hydrates de carbones ou glucides en énergie métabolisable) et de cellulase (enzyme participant à la dégradation des particules de cellulose contenues dans les végétaux crus).
 
Chez l'homme, l'amylase salivaire permet d'amorcer le travail de digestion, facilitant ainsi la tâche des organes digestifs (pancréas, estomac, intestins). Chez le chien, l'absence d'amylase salivaire est directement compensée par la production de cette enzyme au niveau pancréatique. Cela signifie que plus sa consommation d'hydrates de carbone est élevée, plus son pancréas est sollicité. Or, les hydrates de carbone sont présents dans de très nombreux ingrédients de consommation courante (céréales, tubercules, carotte, betterave, fromage blanc, mélasse etc.).

Parmi les glucides contenus dans l'alimentation, les plus exigeants au niveau enzymatique sont les glucides complexes (polysaccharides). Bien qu'une cuisson prolongée à plus de 100° améliore considérablement leur digestibilité en «déstructurant » les molécules des glucides, elle ne dispense jamais totalement le pancréas de sa surproduction enzymatique. On peut affirmer en conséquence que le système digestif du chien est parfaitement en mesure d'exploiter une petite quantité d'hydrates de carbone traités par la cuisson - qui participeront par ailleurs au maintien de sa propre réserve énergétique de sucre (glycogène) dans le foie et les muscles - mais n'est pas adapté à l'absorption des hydrates de carbone en masse.

Lorsque le chien ingère des hydrates de carbone non transformés ou lorsqu'il ingère des hydrates de carbone - même transformés par la cuisson - en quantité excessive, l'ensemble de son processus digestif se trouve ralenti. Ce ralentissement entraîne la stagnation des aliments au niveau de l'estomac, puis de l'intestin grêle, où les aliments vont fermenter de longues heures, ce dernier n'étant pas en capacité de les absorber correctement.

Ces résidus alimentaires non absorbés pénètrent alors dans le gros intestin (côlon), où une flore microbienne très abondante les dégrade sous forme de gaz, qui seront évacués. Les conséquences pathologiques les plus fréquentes d'un excès de glucides et en particulier de glucides complexes (amidon essentiellement) sont, sur un court terme, des troubles du transit (flatulences et diarrhées) et un accroissement possible des risques de torsions d'estomac (hypothèse vétérinaire récente[1]) ; et à plus long terme, les pancréatites (inflammations du pancréas) et les insuffisances pancréatiques (dans le cas d'une consommation excessive et régulière d'hydrates de carbone).

Qu'en est-il de la digestion des autres végétaux ? On a coutume de dire qu'un chien qui mange de l'herbe cherche à « se purger ». Le fait est que l'ingestion d'herbes et de légumes crus entiers provoque les vomissements du chien. La raison en est simple : les légumes crus contiennent de la cellulose (improprement assimilée à un glucide complexe), que le chien n'est pas en mesure de digérer, car son organisme ne produit pas d'enzyme capable de les dégrader.

Pour qu'un chien digère ces végétaux, les parois de cellulose qu'ils contiennent doivent être brisées avant ingestion. Deux procédés permettent d'arriver à ce résultat : la cuisson, ou le mixage des végétaux. Chez les chiens sauvages et les loups, c'est le second procédé qui permet au canidé de digérer la petite quantité de végétaux entrant dans son régime alimentaire.
 
Le canidé, une fois sa proie abattue, commence par dévorer ses organes digestifs, en commençant par l'estomac. Viennent ensuite les intestins, le foie et les autres organes. Lorsque la proie a absorbé des végétaux quelques heures auparavant, ces derniers ont été broyés et mélangés dans l'estomac pour former une sorte de purée appelée chyme. C'est cette purée qu'absorbe alors le carnivore sauvage.

Dans les aliments préfabriqués pour carnivores domestiques, c'est la cuisson des végétaux qui les rend accessible au système digestif du chien. Bien que la cellulose ne soit pas un nutriment directement assimilable par l'organisme, elle facilite l'assimilation des glucides.

Notons que la flore intestinale du chien est beaucoup moins dense que celle de l'homme (environ 10 000 bactéries par gramme contre 10 000 000 de bactéries par gramme chez l'être humain), et ce pour une raison très simple. Le chien est physiologiquement bâti comme un carnivore ("mangeur de viande"), alors que l'être humain est conçu comme un omnivore ("mangeur d'aliments  variés").

Chez un carnivore, l'estomac effectue la majeure partie du travail de digestion (d'où un milieu gastrique plus acide que celui de l'homme), mais ses intestins, à l'inverse, n'ont théoriquement pas "besoin" de savoir traiter une grande variété d'aliments, puisqu'un carnivore, à l'état naturel, consomme essentiellement des matières animales.

Cela ne signifie pas que la flore intestinale du chien est incapable de s'adapter à de nouveaux aliments, mais que son temps d'adaptation est plus long que chez un être humain, naturellement "équipé" dès le départ pour digérer aussi bien la viande que les légumes, les fruits, les féculents, le poisson, les oeufs etc. C'est pour cette raison qu'on recommande en général d'effectuer progressivement les changements d'alimentation chez un chien, afin de lui permettre de renforcer sa flore intestinale face à ce nouvel aliment.

« Mais si le chien est un carnivore, pourquoi ne le nourrit-on pas comme un loup ? » D'un point de vue strictement physiologique, il est probable que le chien pourrait être nourri comme un loup, avec des proies animales entières et sans complément végétal, qu'il s'agisse de céréales, de fruits ou de légumes.

De récents travaux génétiques nous ont même apporté la preuve définitive que chien et loup appartenaient bien à la même espèce. Le chien, longtemps baptisé du nom scientifique de Canis Familiaris, est depuis peu considéré par les biologistes comme une sous-espèce du loup (Canis Lupus), ce qui lui a valu d'être dernièrement reclassifié en tant que Canis Lupus Familiaris. Preuve de leur compatibilité génétique, chien et loup peuvent se reproduire entre eux sans aucun problème.

Ces unions ont donné naissance à plusieurs races de chien (chien-loup de Saarlos, chien-loup tchèque, chien-loup d'Italie), dont certaines sont d'ores et déjà reconnues par la Fédération Canine Internationale. L'alimentation de ces hybrides ne pose pas de problème particulier, car le système digestif de tous les canidés est identique.

Malgré ça, il nous faut tenir compte d'une donnée fondamentale qu'on appelle le
« comportement alimentaire ». Le chien domestique est nourri par l'homme depuis environ douze millénaires. Si la structure de son appareil digestif est strictement semblable à celle du loup, ses capacités digestives, elles, ont évolué en relation avec ses habitudes alimentaires. Depuis sa domestication, le chien reçoit une alimentation relativement « aseptisée » et variée, à l'image de celle de l'homme. Son organisme s'est donc progressivement adapté à un régime moins riche en protéines animales que celui de ses cousins sauvage.

L'observation des habitudes alimentaires des dingos d'Australie - race de chiens sauvages autochtones issue de chiens domestiques retournés à l'état sauvage il y a environ 3000 ans - nous incite à penser que chiens et loups ont effectivement des besoins nutritionnels légèrement différents.
 
Si le dingo est un redoutable prédateur, qui attaque les troupeaux de moutons des aborigènes, chasse le Wallabi et divers petits mammifères australiens, il consomme aussi des charognes, des insectes, des baies et divers végétaux. Le dingo est en fait un carnivore opportuniste : bien qu'il se nourrisse essentiellement de viande, son régime alimentaire est varié. Capturé chiot, il s'élève et s'éduque comme n'importe quel chien domestique. Les aborigènes l'utilisent alors comme auxiliaire de chasse et le nourrissent avec les reliefs de la chasse et de leurs repas.

Bien que les avis ne soient pas unanimes sur ce point (cf. alimentation naturelle dans le chapitre « Alimentation Ménagère »), on considère donc en général que le chien moderne est devenu un carnivore « non strict », contrairement au chat ou au loup, qui sont restés des carnivores « stricts ». Cela signifie qu'à la base carnée du régime d'un chien devrait s'ajouter un éventail d'autres éléments, qui constituent souvent une aide à la digestion (comme on l'a vu, le système digestif d'un chien domestique n'est plus aussi résistant que celui de ses cousins sauvages) plutôt qu'un réel apport nutritionnel.
 
 

Le respect de l'identité

Le respect de l'identité

 

L'évolution industrielle rapide de notre société, qui a pris place au fil des décennies, ne peut être faite sans qu'il n'y ait de conséquences négatives sur la santé et la longévité des êtres vivants, que ce soit les nôtres ou celles des animaux. De plus en plus de personnes réalisent, qu’elles peuvent améliorer leur santé en agissant différemment. 

Pendant, que les approches holistiques gagnent du terrain du côté de la santé humaine, des philosophies prennent racine en parallèle du côté des animaux.

Le public se conscientise des effets délétères sur la santé de l'alimentation industrielle pour animaux de compagnie, qui dénature les besoins nutritionnels fondamentaux de tous les carnivores domestiques. 
 
Par contre, la nourriture primale répond entièrement aux besoins nutritionnels des chiens, des chats et des furets. Nourrir ces animaux à base de viande, d'os charnus et d'abats crus, c’est respecter leur position dans la pyramide alimentaire.   Offrir la chance et l’opportunité à son animal de compagnie de manger cru, c’est d’abord une question de respect de son identité. 

Respecter un animal, c’est vouer une totale considération pour la nature de son espèce. Le chien, le chat et le furet sont toujours des carnivores, comment leur meilleur ami humain est-il arrivé à oublier cette réalité ? 
 
 
Voici un article très intéressant de Manon Bonneau au sujet des carnivores domestiques.

Nourrir chiens et chats
http://www.journaldunaturel.com/nourrir-chiens-et-chats.html 
 

 
 

La nourriture à base de viande crue est la plus biodisponible pour un carnivore

La nourriture à base de viande crue est la plus bi...

Contrairement aux conditionnements induits par la société, les chiens, les chats et les furets ne sont pas des omnivores, mais toujours bien des carnivores ! 

Il est essentiel de ne pas confondre l’évolution d’une espèce avec sa physiologie de base.   

Malgré des siècles de domestication, ces animaux de compagnie ont gardé un système digestif semblable à celui de leurs cousins sauvages. 

Il est donc hautement préconisé pour nos compagnons poilus de les nourrir sur un principe carné cru en rapport avec leur métabolisme. Une nourriture originelle est la source la plus biodisponible pour un carnivore ! 

 Une nourriture de type proie pour les carnivores domestiques 
 
Dans son milieu naturel, un carnivore sauvage prend toujours bien le temps nécessaire pour manger. Pour bénéficier d’une bonne santé, la nature profonde du canidé ou du félidé lui demande de gruger et d’ingérer quotidiennement une certaine quantité d’os charnus, de viande, d'abats, de la peau, des plumes et des entrailles. Pour son équilibre, l’espace consacré, à dépecer les carcasses, lui est très précieux à différents niveaux. 
 
En acceptant de vivre à nos côtés, la plupart des chiens et des chats ne chassent plus, et ils sont donc devenus dépendants de la main de l’homme pour se nourrir.  Cependant,  tout comme leurs cousins sauvages, pour leur bien-être physiologique et psychique, les carnivores domestiques ont besoin de d’arracher, de gruger, de craquer, de broyer et d’ingurgiter une nourriture à base de viande crue et d’os charnus.  

En plus de leur faire du bien au niveau nutritionnel et mental, l’action de ronger des os charnus induit sur le métabolisme une adéquate production hormonale et enzymatique. Ce phénomène physiologique naturel prépare le système digestif à recevoir le reste du repas, pour ensuite, l’aider à acheminer la nourriture dans l’organisme de façon optimale.
 
Par conséquent, c’est à nous, que revient la responsabilité de leur concéder la merveilleuse opportunité d’accéder à une nourriture, qui ressemble le plus étroitement possible à celle, qu’ils auraient mangée s’ils vivaient en totale liberté.   A dessein de nourrir nos animaux de compagnie adéquatement, il s’agit donc de leur présenter une nourriture de type proie. 

A l’aide de cette merveilleuse nourriture crue, et en très peu de temps, un chien ou un chat retrouve toutes ses facultés instinctives pour manger tel un vrai carnivore.  Pour le vivre au quotidien avec nos animaux de famille,  je témoigne, que c’est très touchant à observer.
 
Toutefois, il est clair, que peu d’entre nous ont accès à des carcasses entières d’animaux destinés à la consommation humaine, et qu’il est donc rarement possible d’offrir des animaux de ferme entiers ou de très gros morceaux de viande à nos chiens et chats, ce qui serait bien sûr l’idéal. 

Cependant, il est de notre ressort de procurer aux carnivores domestiques, une alimentation, qui ressemble le plus à un simulacre de proie. La meilleure voie est de leur présenter un repas à base d’un d’os charnus, de muscles et d’abats, et de quelques compléments.  Par conséquent, l’idéal, pour eux, est de reconstituer une proie, à l’aide de différents morceaux de viande, en les achetant chez le boucher, voire mieux encore, à l’abattoir.  

Chaton d'un mois, 1er repas au BARF !
 

Des carnivores avant tout
 

Loups Artiques du Gévaudan

Loups Artiques du Gévaudan
 
Ces photos, d’une louve et de ses louveteaux âgés d’un mois, ont été prises par Marie-Noël, lors d’un séjour dans le Gévaudan et elles sont diffusées avec son aimable autorisation.
 
Merci à toi Marie-Noël pour ce cadeau coloré de générosité.

rec IMG_8638.JPG



Sainte-Lucie
48100 Saint-Léger-de-Peyre
France
http://www.loupsdugevaudan.com/

rec IMG_8639.JPG

rec IMG_8676.JPG

Témoignage de Marie-Noel au sujet de son contact avec les loups du Gévaudan

Témoignage de Marie-Noel au sujet de son contact a...
 
"Il est si rare aujourd'hui de pouvoir vivre de telles aventures sauvages (ici semi sauvages), depuis que j'ai côtoyé ces loups, j'en reste transformée à jamais ; j'étais déjà très amoureuse des loups, j'ai attendu plusieurs années avant de pouvoir réaliser ce rêve : les approcher. L’expérience est toute différente, leur beau regard doré, habitera mon cœur et mon esprit pour toujours."
Marie-Noël

rec IMG_8678.JPG
















IMG_7998.JPG

40151_485836064902_612624902_6938162_4258832_n.jpg



Photos - source :
http://preymodelraw.com/

Comment encore douter ?

Comment encore douter ?
 
Un simple coup d'oeil sur ces photos
nous valide la réalité du bien-être,
que ressent un carnivore domestique 
à manger un régime carné cru.

 
Prey Model Raw - voir photos
 








Pour pouvoir accéder aux liens suivants, veuillez sélectionner "ouvrez ce contenu dans une nouvelle fenêtre"

Chiens qui mangent cru

http://www.youtube.com/watch?v=jRaKmbcKjto&feature=related



 

/864777_e687_1024x2000.jpg

 

" Avez-vous jamais considéré ce que les chiens doivent penser de nous ? Je veux dire, nous voici de retour d’une épicerie avec le plus étonnant des courriers, du poulet, du porc, la moitié d’une vache. Ils doivent penser, que nous sommes les plus grands chasseurs de la terre ! »

Anne Tyler
 
Kathleen A. ("Kat") Berard
 

Le chat n'est pas un lapin

Le chat n'est pas un lapin
 

Quelques particularités du chat (liste non exhaustive)

Quelques particularités du chat (liste non exhaust...
 
 
Au niveau digestif, un chat sauvage n'est pas très différent de votre animal de compagnie.  

Même les comportements de jeu d’un chat domestique montrent qu'il possède un instinct exacerbé de prédateur et de chasseur
 
Dans nos maisons, les félins traquent les souris en peluche, et bondissent sur les pieds des gens.
 
A l’état sauvage, les chats mangent exactement ce dont ils ont besoin afin d’éviter les maladies et maintenir leur force et leur vitalité. Une alimentation crue à base de viande, d’organes et d’os charnus est la plus proche manière possible d’imiter la nourriture qu’un chat mangerait à l'état sauvage.
 
Les chats domestiques sont des carnivores stricts qui ont des besoins stricts. Ils ont l’obligation métabolique de manger de la viande crue, comme leurs ancêtres à l'état sauvage, dont les régimes alimentaires contenaient des protéines issues de la traque de leurs proies. La biologie et la physiologie d'un chat ne sont pas propices à être végétariennes ou végétaliennes.
 
Composition d’un régime cru fait maison
 
Un régime alimentaire cru spécialement formulé pour les chats procure une hydratation et des nutriments excellents. Les chats ingèrent de l'eau à partir de leur intestin, ce qui signifie qu'ils vont obtenir plus d'hydratation, si leur nourriture inclut les liquides, comme c’est le cas pour la nourriture crue.
 
Par contre, lorsque la nourriture est cuite, elle perd une partie de sa valeur nutritive, son humidité et sa biodisponibilité. Cela est particulièrement vrai pour les croquettes, qui nécessitent une cuisson à des températures extrêmement élevées.
 
Ingrédients contre-nature
 
Dans la nature, les recherches nous démontrent que les chats mangent principalement des protéines animales crues qui comprennent du sang, des os, et la plupart des autres parties de l'animal.
 
Par contre l’alimentation industrielle contient énormément d’hydrates de carbone et nous savons que les chats ne mangent pas de grains naturellement. Dans la nature, ils ne mangent qu’une très petite quantité d'herbe et de baies. En liberté, les chats évitent les céréales et le maïs, et ils n'ont certainement pas besoin de manger du sucre, comme le proposent les produits conçus pour eux par les fabricants de croquettes ou de pâtée.
 
L’alimentation ancestrale d’un chat est faible en hydrates de carbone.  Le félin n’est pas conçu pour digérer des glucides.  Le grain est ajouté à la nourriture industrielle sèche parce qu’il est mécaniquement nécessaire dans le traitement de la nourriture, et les céréales sont moins chères que la viande, mais sûrement pas parce que les céréales sont nécessaires ou utiles  à la santé de votre chat.
 
Quelques-uns des ingrédients retrouvés dans de nombreux aliments en conserve ou dans des croquettes peuvent effectivement contribuer à la maladie. Les croquettes et les pâtées présentent entre autres des produits chimiques et de conservateurs qui peuvent réellement nuire à votre chat.
 
Les grains, le maïs et les sucres souvent présents dans ces aliments peuvent entraîner des problèmes urinaires. D’autres problèmes de santé peuvent résulter de colorants et d’additifs alimentaires mis dans les aliments afin d’en réduire le coût.
 
La taurine 
 
La taurine est un acide aminé essentiel pour le chat, et il ne peut pas vivre sans. 

Pourquoi ?

Les chats possèdent une capacité très réduite à synthétiser la taurine, un acide aminé essentiel nécessaire au félin pour vivre une vie longue et saine.

Un manque en taurine provoque, entre autres : 
 
-       Une dégénérescence centrale de la rétine pouvant mener à la cécité
-       Une cardiomyopathie dilatée
-       Des troubles de la reproduction
-       Une baisse de l'immunité
 
Les acides aminés sont les éléments constitutifs des protéines, et chacune a sa propre structure. Certains acides aminés sont produits dans le corps comme intermédiaires des processus métaboliques, tandis que d'autres acides aminés sont essentiels, ce qui signifie qu'ils sont obtenus à partir des protéines alimentaires.
 
Les acides aminés ne sont pas stockés pour une utilisation ultérieure, de sorte qu'une bonne alimentation contient toujours un approvisionnement régulier en acides aminés essentiels. Les protéines sont métabolisées ou brisées dans le corps dans leurs composantes d’acides aminés, qui sont ensuite utilisées pour fabriquer d'autres protéines ou se modifier chimiquement, afin de participer à d'autres réactions dans le corps. 
 
La taurine est un acide aminé essentiel au chat et elle est un des nutriments les plus importants de son alimentation. La taurine se trouve presque exclusivement dans les tissus musculaires des proies des animaux prédateurs. C’est pourquoi, un régime biologique à base de viande crue comble parfaitement tous les besoins en taurine chez le félin.
 
Les chats élevés dans des fermes subsistent à partir de petites proies, comme les oiseaux, les mulots et les souris. Les souris sont une partie essentielle du régime alimentaire d'un chat de ferme. Contrairement à d’autres animaux, les chats ne sont pas capables de synthétiser la taurine. Par contre, lorsqu’un chat a un régime alimentaire composé de protéines d'origine animale, il ingère de la taurine précédemment synthétisée par sa proie.
 
Notre ami le chat de grange attrape et mange des souris instinctivement, car il sait que la composition de la chair de sa proie est essentielle à son bien-être. Des niveaux significatifs en taurine sont trouvés dans le cerveau des rongeurs.
 
Le chat fait ce qui lui vient naturellement, il obtient la taurine nécessaire à partir d'autres animaux.  Les chats sauvages ont encore le privilège de traquer leurs proies. Sans niveaux appropriés en taurine dans leur système métabolique, les chats, qui sont obligé de manger végétarien,  peuvent perdre la santé et mourir rapidement d’une mort atroce. Les besoins nutritionnels uniques des chats domestiques ne doivent pas être sous-estimés.

Les besoins en protéines des chats sont plus élevés, que ceux de nombreux autres mammifères, y compris les chiens. Les chiens sont des carnivores, des charognards et des opportunistes. Votre chien peut savourer ces petits grains de maïs, qui restent sur le sol après le dîner. Le chat se moque de manger du maïs. Il n'est pas naturel pour un chat d’avoir envie de manger des légumes, voire même des céréales.
 
De plus, offrir trop de légumes à un chat, qui est nourri avec une alimentation à base de viande crue peut déséquilibrer le pH naturellement acide de son système digestif et peut faire basculer cet équilibre dans la direction opposée.  Une alimentation riche en aliments d'origine végétale entraîne un pH très alcalin, et cette situation  est préjudiciable à la santé et à la bonne digestion du chat. Nourrir votre chat à travers une alimentation principalement composée de légumes bouleverse l'équilibre délicat du système du pH digestif.
 
Les chats végétariens n’obtiennent pas au niveau alimentaire tout ce dont ils ont besoin, c’est-à-dire, les enzymes, les minéraux, les acides aminés et autres composants naturels contenus uniquement dans la viande crue.  

Les personnes qui nourrissent leurs chats sur base de légumes doivent donner des suppléments nutritifs pour que leurs compagnons à poils puissent survivre. Alors, que ces animaux pourraient simplement obtenir tout ce dont ils ont besoin en mangeant un régime carné cru, qui est la seule alimentation saine pour un chat. La structure d’une protéine végétale n’est pas la même que la structure d’une protéine animale, et l'une ne remplace pas l'autre. De plus, les légumes contiennent peu ou pas de taurine mesurables et la cuisson de la viande va détruire plus de la moitié à un tiers de la taurine, qui aurait été disponible à l'état brut.  
 
Nourrir un chat essentiellement sur base de légumes peut être comparé à une personne qui mange uniquement de la viande et des pommes de terre et qui prend des suppléments pour compenser les lacunes en légumes et en fruits. Cette attitude n’a pas plus de sens, que de nourrir un chat avec une quantité excessive de légumes ou de céréales. 
 
Les chats ont donc besoin d’obtenir de la taurine à travers la nourriture. La bonne nouvelle, c’est que la taurine se trouve dans des quantités suffisantes à l’état naturel dans toutes les viandes crues. C’est pour cela, que les biologistes appellent les chats « des carnivores obligés ou stricts». 
Outre la taurine, les chats ne peuvent pas synthétiser l’arginine, un acide aminé uniquement présent dans la viande.  Ils n’ont pas non plus la capacité de convertir l’acide linoléique contenu dans les plantes en acide arachidonique contenu dans les graisses animales.  

Les chats ne peuvent pas non plus transformer la vitamine A bêta carotènes issue des plantes  en rétinol issue des tissus des animaux.  De plus, les chats sont incapables de diminuer l’activité de leurs enzymes hépatiques lorsque la nourriture est faible en protéines, ils doivent donc consommer des aliments riches de ces acides aminés essentiels à leur métabolisme de carnivore strict.  

Il est important de rappeler, que bien qu’un chien puisse survivre sur base d’un régime végétarien  (ce qui est certes tout à fait déconseillé), autant un chat n'y survivrait pas.

Nous avons le choix de ce que nous mangeons.  Par contre, beaucoup de nos chats, et en particulier ceux qui vivent à l'intérieur, ont perdu cette possibilité de choisir leur nourriture.  
 
Au cours de l’évolution, chaque espèce s’est adaptée aux conditions d’un régime prescrit par sa nature digestive et son habitat.  Au cours de leur évolution, nos chats se sont parfaitement adaptés à la fourniture d’aliments naturels.  
 
Par conséquent, encore aujourd’hui  en vivant à nos côtés, nos chats ont besoin d’une nutrition appropriée, qui répond entièrement aux conditions de leur nature carnivore et qui préserve de façon harmonieuse leur équilibre physique et psychique.

Aujourd'hui, la plupart des chats sont inféodés à la main de l'homme.  Ils comptent entièrement sur nous pour être nourris d’aliments les plus bénéfiques possibles à leur santé et aussi proches, que possibles de ceux proposés à l’état brut par Mère Nature. L’alimentation crue biologiquement adaptée répond entièrement à ce besoin, à partir du moment où elle est fraîche, variée et équilibrée avec soin.
 
Mythes
 
Il y a plusieurs mythes sur l'alimentation crue. Beaucoup de gens croient que la viande crue contient des bactéries nocives pour le chat. Certaines personnes croient aussi que les aliments crus rendront leur chat agressif ou sauvage.
 
Les chats qui mangent des aliments crus sont en réalité souvent plus calmes et plus propices à l’éducation, parce que leur système global fonctionne à son apogée. Cela comprend la chimie du cerveau, dont la qualité du fonctionnement affecte directement le comportement et l'humeur.
 
Avertissement
 
Si vous passez à une nourriture crue, allez-y lentement, en mélangeant le cru dans l’ancienne nourriture, et d’inverser les proportions au fil du temps. Tout comme pour nous, il est également important de suivre attentivement les instructions concernant la manutention sécuritaire des produits bruts. Il y a quelques règles à suivre, et ensuite cela devient un jeu d’enfant…